Le prix Weidner Rescuers
2023 Lauréat du Prix – Vilis Neikurs pour avoir aidé à évacuer des centaines de personnes lors de l’invasion russe de l’Ukraine
En novembre 2023, la Fondation Weidner a décerné son deuxième prix Weidner des sauveteurs à Vilis Neikurs, qui a organisé une équipe qui a sauvé des centaines de personnes en danger pendant l’invasion russe de l’Ukraine. Un gala en l’honneur de Neikurs a été organisé à Glendale, en Californie, au cours duquel la violoniste Karolina Protsenko, âgée de 15 ans, s’est produite.
2021/2022 Lauréats du prix – Carl Wilkens et Damas Gisimba pour avoir sauvé des centaines de personnes lors du génocide rwandais

Carl Wilkens (au centre) et Damas Gisimba (à droite).
Le prix Weidner Rescuers est décerné à des personnes vivantes qui ont risqué leur vie pour sauver d’autres personnes d’une manière qui rappelle l’action et l’esprit de John Weidner pendant la Seconde Guerre mondiale. En décembre 2021, la Fondation Weidner a célébré son 25e anniversaire en décernant le premier prix Weidner des sauveteurs, d’un montant de 25 000 dollars, à Damas Gisimba et Carl Wilkens pour leurs actions désintéressées visant à sauver la vie de plus de 400 personnes pendant le génocide rwandais.
Le génocide rwandais de 1994 a été l’une des campagnes d’extermination les plus rapides et les plus efficaces de l’histoire de l’humanité. Sur une période d’environ 100 jours, les milices hutues ont systématiquement massacré jusqu’à un million de membres du peuple minoritaire des Tutsis. Lorsque la tuerie a commencé, Damas Gisimba était le directeur d’un orphelinat créé par ses parents à Kigali, la capitale du Rwanda. Lui et ses frères ont caché des fugitifs tutsis dans le plafond et d’autres cachettes à l’intérieur de l’orphelinat. Gisimba a également donné refuge à des centaines d’orphelins tutsis qui risquaient fort d’être massacrés.
Carl Wilkens était un travailleur humanitaire américain qui a refusé d’évacuer le Rwanda alors que ses employeurs et le département d’État américain lui en avaient donné l’ordre. Il est resté dans le pays par solidarité avec ses amis et collègues rwandais. Il a été le seul Américain à rester à Kigali pendant toute la durée du génocide. Alor qu’un massacre était sur le point d’être perpétré à l’orphelinat, Wilkens a franchi de nombreux postes de contrôle de la milice hutue pour faire tout ce qu’il pouvait afin de prévenir le bain de sang. Gisimba et Wilkens ont réussi à dissuader les tueurs. Ils ont travaillé pendant des mois, dans des conditions éprouvantes, pour apporter une aide vitale à environ 400 enfants et autres personnes qui sans cela auraient été tuées.
La famille Gisimba continue de travailler avec des jeunes vulnérables à travers un programme parascolaire à Kigali. Wilkens est le fondateur d’une organisation caritative de type 501(c)(3), World Outside My Shoes, qui se consacre depuis 2008 à l’enseignement de l’empathie et du respect de l’autre dans des périodes de polarisation.
Attribué pour la première fois, le prix Weidner Rescuers a été rendu possible grâce à la générosité de Larry et Gillian Geraty.
À propos du prix Weidner
En 1994, alors que la Fondation Weidner était encore en cours de création, les pionniers fondateurs ont rédigé un document intitulé “Une question de vision”. L’un des principaux objectifs de l’organisation, déclaraient-ils, était : “La création d’un prix Weidner qui serait décerné chaque année par les administrateurs à des personnes qui, en ces temps modernes, illustrent le même niveau de droiture que son fondateur – l’exercice d’un effort héroïque au nom de personnes en péril.”
Entre 2020 et 2021, la Fondation a élaboré des critères et collecté des fonds pour son premier Prix Weidner des sauveteurs. Le prix est une récompense humanitaire de 25 000 dollars attribuée à des personnes vivantes qui ont risqué leur vie pour sauver, abriter, aider ou protéger d’autres personnes d’une manière qui rappelle les actions et l’esprit de John Weidner pendant la Seconde Guerre mondiale. Le jury du prix cherche à récompenser des personnes qui, comme John Weidner, ont rempli tout ou partie des critères suivants :
1. Avoir agi de manière répétée ou sur une longue période de temps,
2. Avoir pris des risques importants pour leur propre vie,
3. Avoir utilisé des méthodes non-violentes,
4. Avoir sauvé la vie de personnes confrontées au génocide, au nettoyage ethnique, à la répression politique, à la violence d’État, à la traite des êtres humains ou à la persécution religieuse.
Le président du comité du prix Weidner des sauveteurs, Michael Guillaume Besançon, est le fils de Guillaume Besançon, qui s’est échappé de la Hollande occupée avec l’aide de John Weidner et du réseau d’évasion Dutch-Paris. Michael est devenu un ami personnel de John à la fin des années 1970 après que ce dernier lui ait envoyé un exemplaire signé du « Passeur »[1]. Comme John et Naomi Weidner, Michael possédait des magasins de produits naturels et de santé en Californie du Sud. Il est le vice-président retraité des achats, du marketing/de la communication et de la distribution pour Whole Foods Market. Environnementaliste convaincu et défenseur du bien-être animal et des droits des travailleurs, Michael est titulaire d’un doctorat honorifique en sciences humaines de l’université EARTH, au Costa Rica. Il a également siégé au conseil de la fondation de l’université EARTH au cours des dix dernières années.
[1] « Le Passeur » est la version française de l’ouvrage « Flee the Captor » de Hebert Ford.
Dotation du prix Weidner pour les sauveteurs
La Fondation John Henry Weidner pour l’altruisme est enregistrée comme organisation à but non lucratif de type 501(c)(3). Nous cherchons actuellement à réunir un million de dollars pour doter de façon permanente le prix Weidner des sauveteurs. Votre don contribuera à honorer et à stimuler l’engagement et le courage à l’époque contemporaine, dans l’esprit du réseau de sauvetage Hollande-Paris. Prenez contact avec nous ou faites une contribution financière dès aujourd’hui afin de préserver l’héritage de John Weidner pour les générations futures.
